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Le blues du dimanche soir (Kawee Srital-on / Moment RF / GettyImages)
Ça commence à l’école,pour ne plus jamais s’arrêter,même chez les retraités. Le stress du lundi est bien un phénomène massif,et il ne s’efface pas,même quand on a arrêté de travailler. Plusieurs études avaient déjà pointé ce syndrome. On sait que le lundi est corrélé à une augmentation des accidents cardiovasculaires. Ce n’est pas si anecdotique : + 19% d’infarctus,d’après les relevés effectués par une étude de l’université de Vienne.
Des méta-analyses ont aussi mis en évidence un coup de blues. C’est léger mais c’est significatif d’après les chercheurs,qui ont épluché les résultats d’évaluations de l’humeur. D’ailleurs,d’après un sondage réalisé en 2022 sur LinkedIn,nous sommes 80% à ressentir le blues du dimanche soir,cette anxiété qui monte et qui peut se traduire par des maux de tête,des maux d’estomac,une petite déprime…
Les chercheurs ont traqué les traces de ce stress du lundi dans les cheveux de 3511 personnes de plus de 50 ans,en Angleterre – un gros échantillon,très représentatif. Et ils l’ont trouvé : leur taux de cortisol est supérieur de 23%.
Ils ont pu détailler le syndrome biologiquement : c’est une dérégulation du système nerveux,en particulier de l’hypothalamus,la partie du cerveau qui régule la température corporelle,la faim et l’humeur…
Et cette dérégulation reste,une fois qu’elle est installée,même pendant les vacances,même pendant la retraite,quel que soit le statut professionnel. Les chercheurs ne donnent pas de piste pour contrer ce syndrome,si ce n’est profiter du week-end.
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