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Un bébé koala agrippe un jouet en peluche pendant son repas à Sydney,le 4 octobre 2024. (SAEED KHAN )
Généralement lorsqu'une espèce ne compte plus assez d’individus,elle est vouée à disparaître du fait de la consanguinité. Effectivement,une population trop petite comporte peu de brassage génétique,donc de diversité et de possibilité d'adaptation. C'est alors le cercle vicieux vers l’extinction. Pourtant,il y a en théorie une manière d’échapper à cette tragique destinée : il faut que la population augmente extrêmement rapidement pour que de nouvelles mutations soient introduites,créant de toutes pièces un brassage génétique qui rebat les cartes et empêche la consanguinité. Les koalas viennent de nous montrer que ce n'est pas qu'une simple théorie.
Une équipe de chercheurs australiens a étudié leurs gènes pour mesurer directement ce phénomène dit de recombinaison de l’ADN. L’étude,qui a porté sur 418 koalas de 27 populations à travers l’Australie,a montré que leur patrimoine génétique est très diversifié et suffisant pour perpétuer leur espèce.
On sait désormais que des espèces,comme le condor de Californie,qui ne comptait plus que 27 oiseaux dans les années 1980,atteint les 500 spécimens aujourd’hui,ou comme la tortue géante des Galapagos avec ses 15 individus - dont seulement 2 mâles - en 1960 et qui en recense 2 000 aujourd’hui,sont en bonne santé génétique.
Les résultats de cette étude australienne sur les koalas représentent un espoir pour de futurs programmes de réintroduction d’espèces.
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